Désormais, les Guinéens sont fixés sur les conditions pour un retour à l’ordre constitutionnel en janvier 2025: » Si vous nous donnez, vous la communauté internationale, six mille milliards et plus de Francs guinéens, nous allons respecter le chronogramme et rendre le pouvoir. A défaut… «

Après quatre mois depuis que le décompte sur les vingt quatre promis pour un retour à l’ordre constitutionnel, les gouvernants actuels de la Guinée ont dévoilé comment ils entendent pour rendre le pouvoir. Les caisses étant vides, on ne compte que sur une main tendue hypothétique vers les partenaires occidentaux pour les renflouer. Sinon, bonjour la prolongation.
A l’heure où les économies du monde entier sont sous l’effet des crises économiques dûes à la guerre en Ukraine et leurs conséquences systémiques, on voit mal comment l’on pourrait parvenir à avoir ce fonds.
» Quand vous élaborez un budget, c’est une prévision. Lorsque vous n’y parvenez pas, mieux vaut l’élaguer et aller à l’essentiel…’, estime un observateur. Il poursuit : La Guinée faute d’argent se devait se limiter à un budget qui rentre dans le cadre de l’organisation des élections. La Constitution de 2010 est bonne. Il suffit de la toiletter. Nous avons un fichier électoral qui n’est pas mal non plus. On peut l’amender et le mettre à jour. Cela nous permet de faire des économies et aller vite aux élections…. ». Il termine : » A moins qu’on ne veuille prolonger la transition, nous avons les moyens pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel… ».
Pour un autre observateur, il est impératif que les gouvernants actuels » comprennent la nécessité d’un retour à l’ordre constitutionnel. Les guinéens souffrent et l’économie est au ralenti ».
Le prétexte est bien trouvé. S’il y a prolongation au-delà des 24 mois, la faute n’est pas sur les gouvernants actuels mais le manque de moyens.
Par Diallo Abdel Aziz
